L'intimité de mes mots. #

L'intimité de mes mots. #
C'est en grandissant que nos mots tout doucement se mêlent à notre pensée. L'homme ne se contente plus de ressentir, il s'exprime. Mes mots se mélangent aux vôtres, et ce ne sont plus des bouts de phrase que nous partageons, ce sont des saveurs, des images. Je vous possède à travers vos mots, pendant un instant donné, je suis dans votre vie. Moi, c'est Charline. Je n'ai pas encore seize ans, et pourtant la vision que je me fais du Monde est bien pitoyable. Je respire et j'attends. Ce que je considère comme ma vie, est plutôt banale, pas de quoi écrire un article. J'ai un copain, des amis. J'évolue dans un milieu, où les apparences priment sur le reste. Moi, je vous regarde de haut et vous méprise. Pourtant, il semblerait que je sois fragile.

Lauriane.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 18:33

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 19:33

Constat d'Accident. #

Constat d'Accident. #
L'être humain, machine complexe et éphémère. Il possède des maux douloureux inextricables dûs à des désirs et attentes refoulés, des envies qui paraissent improbables et qui marquent toute notre personne. J'eue depuis l'enfance, ce besoin d'être aimée par mes proches. Je me suis construis avec les dires des uns et des autres. Aujourd'hui, il est évident que Je suis devenue un ramassis de conneries, celles des gens qui m'entourent. J'ai crus longtemps, qu'il était important de plaire. Je suis la pièce maîtresse de ce grand foutoir qu'on appelle le Monde, une toile où chacun y a mis un peu de soi-même. Je suis en continuelle redéfinition de ce que j'appelle ma personne, j'ai ce besoin qui me semble vitale, celui de me redécouvrir. Je m'égards un peu dans ma quête (symbolique). Je frappe aux mauvaises portes. Il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai frappé par mesgardes, sans trop m'y attendre, à la tienne. Chocs des cultures immédiat. Je créais des mystères autour d'un rien. Je crois, oui je crois bien, que je cherchais à être quelqu'un. Tu m'as aidé, et peu à peu j'ai retrouvé un semblant de moi même. Et pourtant, à l'heure actuelle, je me sens vidée de toute personnalité, une sorte de chose qui erre, seule. Tu n'es plus là. Je perds pieds dans ce grand intermède comique qu'est la vie de tous les jours. J'ai appris il n'y pas si longtemps que même ce que l'on appelle une valeur sûre, ne fais plus partie des convenances. L'amie qui m'est la plus chère s'en va et moi je reste là impassible à la regarder de loin. Je tends faiblement la main vers elle, mais c'est trop tard. Je la laisse partir, sans essayer de me rapprocher une dernière fois de celle qui a tenue le même rôle pendant douze années dans ce grand film qu'est ma vie.

Lauriane.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 15:51

Modifié le mardi 19 août 2008 19:32

J'ai avortée, avortée mes incertitudes. #

J'ai avortée, avortée mes incertitudes. #
Je suis un de ces monstres qu'évoque Sartre. Petite chose inutile. Mes articles un peu brouillons révèlent bien malgré moi cet imbroglio dont je ne sors pas. Ce désordre qui réside chez moi en permanence. Je ne sais pas qui je suis, où je vais, pourquoi je me bats encore. A mon goût, l'humain est trop sensible, trop faible, pas assez dur. Peut-être que l'amour qu'on réclame dès le premier souffle, retarde, un peu l'extinction de la race. Peut-être quand aimant encore un peu plus, on fera de nous même perdurer la race humaine encore et encore. Personne n'a les mêmes attentes, alors pourquoi parler d'amour universel ? Je n'attends rien de la vie, j'attends juste de la mort un apaisement. Il paraît que les rats privés de sommeil (et donc de leur capacité à réfléchir) se suicident. Dois-je croire, que je manque de caféine ? Non, il semblerait plutôt que je sois sotte. Et pourtant, on se doit d'avancer, de faire des sourires niais à des gens qu'on n'a jamais pu encadrer et pour qui on n'aura jamais de considération, on se doit de paraître con pour ressembler à monsieur et madame tout le monde. On a le choix de rater sa vie, car peu importe son statut, on pars d'ici en regrettant quelque chose avec plus ou moins d'importance, mais c'est trop tard on a beau flipper une dernière fois, on redeviens poussière. Petite chose inutile. Je pourrais être cette étudiante pommée, qui réclame ses doses, et fini par se piquer à l'héro. Ou je pourrais, suivre tout simplement un cursus normal. Aujourd'hui, on bosse toute sa vie et on meurt. Vous êtes peut-être contents pensant que vous faites avancer la société, mais quand on voit où elle en est, c'est mal barré.

Lauriane.

# Posté le mardi 15 juillet 2008 22:13

Modifié le mardi 19 août 2008 19:34

La fille qui criait au Monstre .#

La fille qui criait au Monstre .#
Il est de ces gens qui ne vous quitte plus dès lors qu'ils ont passé la porte qui mène à votre coeur. Cris du coeur, coup de foudre. On s'était fait autour d'un mystère. On se définissait comme inclassable, c'était une façon de se sentir intangible et pourtant si désiré. On dégustait nos mots sans se toucher. J'écoutais ces bouts de toi, et tout prenait tellement de sens. Chaque jour faisait grandir en moi l'impatience. J'avais comme cette faim, qui vous tient au ventre, et ne vous lâche pas sans avoir eut satisfaction. Je t'observais du coin de l'oeil, cherchant le moment adéquat pour te croiser, te dire bonjour, sentir ton parfum. Et puis, il y a eu ce premier baiser. Il faisait froid dehors. Nous étions seuls et saouls dans la neige. Je sentis la chaleur de tes lèvres un instant se poser sur les miennes. Et c'était fini. Pendant cet instant furtif, j'ai pensé être moi. Il faut croire que l'alcool à ses avantages, on fait tout ce dont on a envie, absolument tout. Le deuxième baiser, dans mes souvenirs est entrecoupé par de longs blancs. J'ai beau essayé de m'en souvenir dans les moindres détails, il m'échappe. J'étais saoule. Le peu qu'il me reste en mémoire me montrait moi dans les bras de celui que j'aimais. J'étais repue. Ce qui ne voulait pas se produire par peur du " quand dira-t- on ", venait de se réaliser. J'étais heureuse. Tellement heureuse. Certains parleront de début chaotique. Pour moi, c'était inespéré. J'ai laissée derrière moi, ce semblant de rien qu'était ma vie. Je suis devenue quelqu'un. Je ne suis plus la moitié de moi même, j'ai trouvé la personne qui me complète. Chaque jour, je m'émerveille de nos tout petits rien. Et pour rien au monde, je voudrais perdre ça. J'aime ou plutôt je t'aime Jordan.

Lauriane.

# Posté le dimanche 10 août 2008 18:46

Modifié le dimanche 24 août 2008 18:00

Il aimait le mouvement de ses lèvres quand elle fumait, le tourbillon des volutes de fumée. (M-L) #.

Il aimait le mouvement de ses lèvres quand elle fumait, le tourbillon des volutes de fumée. (M-L) #.
Nous sommes un dimanche soir, à quelques jours de la rentrée scolaire. J'ai lus 194 pages de mon livre, et j'ai besoin d'une pause. J'allume la télévision, il y a des reconstitutions de meurtres. Ca m'a l'air pas mal, je ne zappe pas. Je me dis que les gens sont vraiment dérangés, alors je me blottis un peu plus dans un recoin de mon canapé. Je ferme les yeux et il me semble que son odeur flotte dans l'air. Alors je cours, grimpe les marches d'escaliers quatre par quatre, jette mes affaires au sol et enfile le t-shirt qu'il eût oublié un jour ou l'autre. Je m'y sens bien. Je m'y trouve belle. Je me mets à penser (ne croyez pas que cela est si exceptionnel que ça). Mes yeux se closent et l'espace d'un instant je visionne ces moments passés ensemble, si simple et pourtant si parfait. Je comprends aussi, que ce bonheur si fragile ne tient qu'à lui. Sans lui, je dois vous avouez, que plus rien n'a vraiment d'intérêts. J'eue un sursaut qui me fit quitter mes pensées. Je me lève, et vais avec hâte farfouiller dans le frigo. Il n'y a rien, rien que je ne puisse me permettre d'avaler. Alors je descends plus bas, voir si il ne resterait pas une bouteille d'eau pour tromper ma faim. Je saisis la première qui me tombe sous la main et bois quelques gorgées. Je remonte. M'assois à nouveau. Referme les yeux. Je dessine les traits de son visage, il est si beau. Il me manque. D'ailleurs il suffit qu'il franchisse le seuil de la pièce où je me trouve pour qu'il me manque. Je sors de mes rêveries éveillées. Je change de chaîne. Il y a les experts mais je n'arrive pas à suivre. Alors j'écris. Mes mains pianotent sur le clavier, et ces mots deviennent subtilement des notes.


Lauriane.

# Posté le dimanche 24 août 2008 16:36

Modifié le dimanche 24 août 2008 18:00