Je suis un de ces monstres qu'évoque Sartre. Petite chose inutile. Mes articles un peu brouillons révèlent bien malgré moi cet imbroglio dont je ne sors pas. Ce désordre qui réside chez moi en permanence. Je ne sais pas qui je suis, où je vais, pourquoi je me bats encore. A mon goût, l'humain est trop sensible, trop faible, pas assez dur. Peut-être que l'amour qu'on réclame dès le premier souffle, retarde, un peu l'extinction de la race. Peut-être quand aimant encore un peu plus, on fera de nous même perdurer la race humaine encore et encore. Personne n'a les mêmes attentes, alors pourquoi parler d'amour universel ? Je n'attends rien de la vie, j'attends juste de la mort un apaisement. Il paraît que les rats privés de sommeil (et donc de leur capacité à réfléchir) se suicident. Dois-je croire, que je manque de caféine ? Non, il semblerait plutôt que je sois sotte. Et pourtant, on se doit d'avancer, de faire des sourires niais à des gens qu'on n'a jamais pu encadrer et pour qui on n'aura jamais de considération, on se doit de paraître con pour ressembler à monsieur et madame tout le monde. On a le choix de rater sa vie, car peu importe son statut, on pars d'ici en regrettant quelque chose avec plus ou moins d'importance, mais c'est trop tard on a beau flipper une dernière fois, on redeviens poussière. Petite chose inutile. Je pourrais être cette étudiante pommée, qui réclame ses doses, et fini par se piquer à l'héro. Ou je pourrais, suivre tout simplement un cursus normal. Aujourd'hui, on bosse toute sa vie et on meurt. Vous êtes peut-être contents pensant que vous faites avancer la société, mais quand on voit où elle en est, c'est mal barré.
Lauriane.